Seuls les hard bounces comptent dans ce taux chez Amazon SES : une boîte pleine ou un refus temporaire n'y entrent pas. Les autres plateformes appliquent leurs propres règles, qu'elles détaillent dans leurs conditions d'utilisation.
Pourquoi vos emails rebondissent
Hard bounce, soft bounce : d'où viennent les rebonds, ce qu'ils coûtent à votre réputation d'expéditeur et à votre compte d'envoi, et comment garder un taux bas.
Un rebond (bounce, en anglais), c'est un email qui revient à l'expéditeur parce qu'il n'a pas pu être remis. Un rebond isolé n'a rien de grave. Ce qui compte, c'est leur proportion dans vos envois, et ce que les fournisseurs de messagerie en déduisent sur vous.
Ce guide explique d'où viennent les rebonds, pourquoi ils pèsent sur tous vos emails, pas seulement sur ceux qui rebondissent, et comment en garder le moins possible.
Hard bounce : l'adresse ne recevra jamais rien
Un hard bounce est un échec définitif. Renvoyer le même email demain ne changera rien.
Les causes les plus fréquentes :
- La boîte n'existe pas, ou plus. Un salarié a quitté l'entreprise, un compte a été fermé, une lettre manque avant le @.
- Le domaine n'existe pas ou ne reçoit pas d'email. Le nom de domaine a expiré, il n'a aucun serveur de messagerie, ou il est mal tapé :
gmial.comau lieu degmail.com. - L'adresse est mal formée. Un espace, deux @, un caractère interdit.
La règle est simple : une adresse qui a produit un hard bounce sort de votre liste tout de suite. Continuer à lui écrire n'apporte rien et abîme votre réputation à chaque envoi.
Soft bounce : un refus temporaire
Un soft bounce est un échec provisoire. L'adresse existe, mais le message n'a pas pu être remis cette fois-ci.
- La boîte est pleine.
- Le serveur de réception est indisponible ou surchargé.
- Le message est trop lourd, par exemple à cause d'une pièce jointe.
- Le serveur demande de réessayer plus tard, une protection courante contre les envois en masse.
La plupart des outils d'envoi réessaient d'eux-mêmes. Mais un soft bounce qui se répète d'un envoi à l'autre finit par valoir un hard bounce : une boîte pleine depuis des mois est le plus souvent une boîte abandonnée.
Certains refus ne viennent d'ailleurs pas de l'adresse, mais de vous : votre domaine ou votre adresse IP est bloqué, ou le message ressemble à du spam. Ce sont aussi des rebonds, mais aucune vérification d'adresse ne les règle. C'est alors votre configuration d'envoi qu'il faut examiner : authentification du domaine, réputation, contenu.
Ce que les rebonds coûtent à un domaine d'envoi
Votre réputation d'expéditeur
Les fournisseurs de messagerie et les organismes anti-spam observent la façon dont vos envois sont reçus. Beaucoup d'adresses inexistantes, c'est le signe d'une liste ancienne, achetée ou mal collectée. Selon la documentation d'Amazon SES (nouvel onglet), un taux de rebond élevé peut envoyer vos emails dans le dossier spam plutôt que dans la boîte de réception.
Cette réputation est attachée à votre domaine et à vos adresses IP d'envoi, pas à une campagne. Une campagne envoyée à une liste sale peut donc faire glisser vers le spam vos emails suivants, y compris ceux destinés à des clients bien réels. Et si vos emails transactionnels (factures, réinitialisations de mot de passe) partent du même domaine, ils en subissent aussi les effets.
Votre compte chez la plateforme d'envoi
Les plateformes d'envoi surveillent le taux de rebond de chaque compte, parce qu'un mauvais expéditeur dégrade la réputation des autres. Amazon SES publie ses seuils :
| Taux de rebond | Ce que fait Amazon SES |
|---|---|
| Moins de 2 % | Le niveau recommandé |
| 5 % ou plus | Le compte est placé en revue |
| 10 % ou plus | L'envoi peut être suspendu jusqu'à correction |
Votre budget
Beaucoup d'outils d'emailing facturent au nombre de contacts ou au volume d'envoi. Une boîte fermée vous coûte alors le même prix qu'un client actif, à chaque campagne.
Du côté des inscriptions, c'est pire : une adresse mal tapée dans un formulaire, c'est un compte jamais activé. Vous avez payé l'acquisition et écrit l'email de bienvenue, et personne ne le lira.
Comment garder un taux de rebond bas
- Vérifiez à l'entrée. Au moment de l'inscription, vérifiez l'adresse et proposez la correction d'une faute de frappe avant d'enregistrer le compte.
- Confirmez l'inscription par email. Le double opt-in (un lien à cliquer avant tout autre envoi) prouve que la boîte existe et que la personne l'a bien saisie.
- N'achetez, ne louez et ne partagez jamais une liste. Écrivez seulement aux personnes qui vous l'ont demandé.
- Retirez les hard bounces tout de suite, et les soft bounces qui se répètent.
- Vérifiez une liste ancienne avant de l'utiliser. Une liste qui n'a pas servi depuis des mois contient presque toujours des adresses mortes. Si vous devez quand même écrire à des adresses anciennes, commencez par une petite partie de la liste.
- Suivez votre taux à chaque envoi, pas seulement quand votre plateforme vous alerte.
Les conseils 2, 3 et 4, et celui de commencer une liste ancienne par une petite partie, figurent d'ailleurs dans la liste qu'Amazon SES donne à ses clients pour limiter les rebonds.
Ce que PricklyMails vous dit avant l'envoi
PricklyMails vérifie chaque adresse sans envoyer d'email : la syntaxe, le domaine et ses serveurs de messagerie, puis, quand c'est possible, le serveur de réception lui-même. Chaque adresse repart avec une raison en clair et une consigne : envoyer, revoir ou retirer.
| Ce que la vérification trouve | Consigne |
|---|---|
| Boîte introuvable | À retirer |
| Domaine sans serveur de messagerie, qui refuse le courrier, ou parqué | À retirer |
| Adresse jetable | À retirer |
| Faute de frappe probable dans le domaine | À retirer avec l'adresse probablement voulue en suggestion |
| Domaine qui accepte toutes les adresses (détecté à partir de l'offre Pro) | À revoir |
| Serveur qui ne répond pas, ou qui demande sans cesse de réessayer plus tard | À revoir avec le verdict Non vérifiable |
| Boîte confirmée | À envoyer |
Google, Microsoft et Yahoo ne répondent pas de façon fiable à la question « cette boîte existe-t-elle ? ». Leurs adresses reviennent valides, avec un score plafonné et la raison affichée, plutôt qu'avec une confirmation qu'ils n'ont pas donnée. Elles sont facturées en entier, test de la boîte compris : vous payez la réponse, à savoir que l'adresse est chez un fournisseur actif. Et quand un serveur ne répond pas, le verdict est « non vérifiable », jamais valide par défaut : les tests restés sans réponse vous sont rendus.
- FAQ du processus de revue des envois (nouvel onglet)docs.aws.amazon.com
Une liste à envoyer bientôt ? Commencez par quelques adresses : créez un compte, les jetons offerts à l'inscription suffisent pour essayer, sans carte bancaire.
Pour aller plus loin
- Nettoyer une liste d'emails
Une méthode pratique pour nettoyer une liste d'emails avant un envoi : rassembler, retirer ce que vous savez déjà, vérifier, trier par consigne, décider pour les cas douteux, envoyer par étapes.
- Domaines catch-all : de quoi s'agit-il ?
Ce qu'est un domaine catch-all, pourquoi la réponse du serveur ne peut pas confirmer une boîte derrière lui, ce que PricklyMails renvoie à la place et que faire de ces adresses.
- Alternative à ZeroBounce : comparatif
PricklyMails et ZeroBounce comparés sur des points vérifiables : mode de facturation, prix pour 1 000 adresses, offre gratuite, expiration des crédits, résultats inconnus, catch-all, conservation et hébergement des données, API et MCP.
- Ce que coûtent vraiment les adresses mortes
Votre outil d'emailing arrête souvent de facturer une adresse qui rebondit. Le vrai coût est ailleurs : compte suspendu, palier payé trop longtemps, réputation.